25/01/2022
Portraits de deux Arnolphiens anciens élèves du conservatoire ayant réussi à faire de leur passion pour la danse, leur métier. Le fruit d’abord d’une découverte tout petit, puis d’une volonté d’en découvrir davantage mais aussi le résultat d’un enseignement dispensé au conservatoire communautaire Gabriel Fauré accessible à toutes et tous, quelque que soit son niveau et ses ambitions.

Ema Bertaud, 18 ans
Agée de 3 ans, Ema débute la danse jazz au conservatoire. Au fil des années, la petite fille suit la progression et passe très vite de un à deux cours par semaine. La discipline lui plaît beaucoup. À 10 ans, sous l’impulsion de sa maman, elle prend part à un stage de hip hop au sein de l’association 6e Art de Sonchamp. Nouveau coup de foudre artistique. Elle cumule les deux disciplines et intègre la compagnie hip-hop Meltin Kid’z. La scène la fascine beaucoup, notamment les spectacles de fin d’année du conservatoire au Cratère. À 12 ans, elle décide de faire de la danse son métier. À 13 ans, pour élargir sa palette artistique, elle débute la danse classique au conservatoire. Avec 6 cours de danse par semaine, l’emploi du temps de la collégienne se réduit à aller en cours la journée et danser le soir. Pour autant elle regrette de ne pouvoir danser davantage. À l’heure de se rendre au lycée, son souhait s’exauce, elle intègre le Conservatoire à Rayonnement Régional de Boulogne Billancourt en dominante danse contemporaine, avec au programme 3 à 5 heures de danse par jour. C’est alors qu’elle quitte notre commune. En juin 2021, elle obtient avec la mention très bien le bac S2TMD (Sciences et techniques du Théâtre, de la musique et de la Danse) seuls 300 élèves obtiennent ce sésame chaque année ainsi que le Diplôme d’Études Chorégraphiques (DEC) en danse contemporaine. L’année de terminale sera aussi l’année de nombreuses auditions dans des établissements supérieurs post bac. Elle obtient son passeport pour le prestigieux Centre National de Danse Contemporaine d’Angers. Uniquement 20 personnes venues des 4 coins de la planète (Japon, Burkina Faso, Israël, Ukraine…) accèdent à ce cursus tout les 3 ans. « Mon ambition professionnelle reste de danser, mais aussi de créer et de collaborer avec d’autres artistes sous plusieurs formes. Chorégraphier, mettre en scène, filmer. », précise l’ex-petite élève de Bérengère Chauviré et Françoise Munch, les deux enseignantes du conservatoire.
