25/03/2025

Le parc de l’Aleu a été dessiné et réalisé pendant le second empire par l’architecte Jean-Charles Adolphe Alphand (1817-1891), ingénieur et inventeur du paysage vert parisien. On lui prête la création de nombreux bois et jardins comme ceux de la Tour Saint-Jacques, des Champs-Élysées, du boulevard Richard-Lenoir, de l'avenue Foch, des bois de Boulogne et de Vincennes, des parcs de Monceau, Montsouris, des Buttes-Chaumont... et donc aussi celui de l'Aleu.
Notre parc de l’Aleu possède un patrimoine vert exotique et indigène remarquable. Les essences exotiques ont été plantées, notamment par un pharmacien de la commune, M. Sicre, qui rapportait de ses nombreux voyages certains spécimens qui se mêlent aujourd’hui aux espèces arborées locales.
En 2012, un parcours botanique, aujourd’hui disparu, avait vu le jour grâce au travail d’étudiants. Nous pouvons donc être fiers de notre parc et encore plus motivés pour en prendre soin.
4e PHASE DE LA RÉHABILITATION EN 2025
Les trois premières phases précédentes de réhabilitation du parc de l’Aleu sont terminées.
• L’étang a retrouvé son niveau d’eau grâce à l’installation du moine. Le fascinage des berges a permis d’augmenter la solidité des rives et le rôle de filtration grâce à la végétation. Un radeau végétal a pris place au milieu de l’étang.
• Les sentiers ont été rénovés pour permettre à tous de les emprunter le temps d’une promenade, d’une activité sportive ou simplement pour un moment de calme et de rêverie, apportant également une touche visuelle très agréable. Deux places de stationnement PMR ont été installées.
• Des tables de pique-nique ont été changées et ajoutées. Une nouvelle aire de jeux extérieurs pour les petits et offerte par Rambouillet Territoires y a également pris place.
• Chaque année une mise en sécurité, abattage et élagage, a été menée auprès d’arbres en souffrance comme les frênes atteints de la chalarosse (Voir Eclair n°193 - Octobre 2024), ou d’autres tombés à la suite d’aléas climatiques successifs au cours de ces 3 dernières années, tantôt une tempête, tantôt une grande sécheresse, mais aussi des pluies intenses et des inondations, comme en octobre 2024, où trois grands arbres ont été déracinés.
• Des plantations d’arbres, d’arbustes, de bulbes, la préservation d’espaces de non-tonte ou de tonte tardive et la protection des berges de la Rémarde ont été réalisées par nos agents des services techniques en collaboration avec la GEMAPI* et le suivi d’Annick Lachaux Lucien-Brun, adjointe à l’environnement. Des totems d’arbres morts ont été conservés. Ils fixent une multitude d’espèces animales et végétales, nécessaire à l’équilibre de la biodiversité de notre territoire. Les élagages et la surveillance des arbres devront être réguliers et pérennes.
• Autour du petit étang du moulin de Trévoye, les noyers du Caucase classés « espèce envahissante » ont été coupés. Les rejets sont coupés régulièrement et des boutures de saules les concurrencent. Avec la renouée du Japon (Éclair n°167 - Avril 2022), la lutte reste de mise.
• 5 panneaux comportant le plan du parc et des informations sur la diversité des espèces présentes sont installés à chacune des cinq entrées du parc.
LA DERNIÈRE PHASE
Cette année 2025, verra la dernière phase des travaux d’aménagement du parc de l’Aleu. Les travaux comportent :
• La réfection de 320 m de barrières jouxtant le parc et le parking du complexe sportif.
• La réhabilitation de la dernière section de cheminement depuis le Moulin de Trévoye vers la station d’épuration rue des Écuries.
• La réfection du pont en arche enjambant le bras de la Rémarde.
• La réalisation d’un parcours pédagogique grâce à l’intervention d’une étudiante en première année de BTS Gestion et protection de la nature à l’Institut Supérieur de l’Environnement de Versailles en collaboration avec des spécialistes de divers groupes d’espèces animales et végétales et les agents de la GEMAPI.
Cette action se traduira par l’implantation d’une dizaine de panneaux pédagogiques à l’occasion d’un stage de 2 mois et permettra à cette étudiante de mettre en pratique ses connaissances théoriques dans l’élaboration d’un projet concret qui validera son année d’études. Une démarche validée par l’unique majorité lors du dernier conseil municipal.
Budget participatif
Le budget estimé de cette action avec l’achat et la confection des panneaux pédagogiques s’élève à 4 062 €.
Tout comme pour la réfection du cheminement du parc Arsonneau, cette action sera présentée au budget participatif écologique du Conseil régional d’Île-de-France, que vous serez invités à plébisciter le moment venu.
L'ÉCOULEMENT DE LA CASCADE
Beaucoup de questions, sans réponse
La cascade du parc et l’étang du moulin de Trévoye, dans lequel elle se jette, ne sont plus alimentés en eau.
Notre rivière a choisi lors de l’hiver 2024, un chemin plus court pour rejoindre son lit naturel, dans la propriété du moulin de Trévoye, en arrachant une partie de l’ouvrage. Elle n’alimente plus ni le moulin, ni la cascade, laissant le bief hors d’eau.
L’autorité compétente pour la gestion des milieux aquatiques sur notre commune est la GEMAPI de Rambouillet Territoires qui devrait procéder à la réparation de l’ouvrage durant la belle saison.
Dans un contexte normal d’une alimentation en eau du moulin, des ouvrages et vannes en bon fonctionnement (ce qui n’est plus le cas aujourd’hui à la suite de l’effondrement de l’ouvrage précité) assurent un certain niveau d’eau suffisamment élevé pour alimenter le bief conduisant à la cascade. Cette vanne est très rarement positionnée pour assurer un tel niveau d’eau, afin de mettre en sécurité le moulin vis-à-vis des risques d’inondation et ne permet donc pas d’alimenter le bief et la cascade. Cette vanne est gérée par le service GEMAPI.
Le petit étang du moulin, quant à lui, n’est que très peu alimenté et son envasement est récurrent.
Toute intervention sur la cascade ou le petit étang et plus largement sur notre cours d’eau, quelle qu’elle soit, nécessite l’élaboration d’un dossier officiel complexe « Loi sur l’eau ». De même, le prix exorbitant d’une étude et d’un projet de renaturation ne permet pas de considérer une avancée rapide sur cette partie du parc dont la compétence « eau » reste gémapienne.





