28/01/2025

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La démarche entamée en 2021 consistant à revégétaliser la commune, action favorable à la biodiversité dont nous faisons nous-mêmes partie, s’est poursuivie et même intensifiée l’automne dernier en multipliant les sites de plantation.

Là où jadis poussait la forêt, nos habitations ont pris place et la biodiversité a reculé. Il est urgent aujourd’hui de rétablir là où on le peut des végétaux. Cela ne fera pas revenir chevreuils et sangliers, mais au moins oiseaux et insectes, sans omettre la nécessité d’établir des îlots de fraîcheur pour nous protéger des épisodes de fortes chaleurs à venir. Outre ces intérêts, le fleurissement contribue aussi à améliorer notre cadre de vie et à offrir de nouveaux espaces aux pollinisateurs.

Il faut parfois se séparer d’un compagnon arboré
Âgé et malade, victime des maladies graves émergeantes ou ne pouvant être intégré à un projet de route, de construction… C’est un choix, parfois difficile mais nécessaire si la cause a été bien réfléchie.
La majorité des arbres perdent leurs feuilles, émettent des fruits et des graines pour, comme tout être vivant, perpétuer son espèce. La chute des feuilles, dont se plaignent certains Arnolphiens, ne devrait jamais être la cause première d’abattage si on considère les immenses services que nous rendent les arbres et la végétation en général. 
Les nombreuses variétés des essences aujourd’hui proposées impliquent un choix réfléchi au moment de l’achat d’un arbre et des spécialistes sont là pour vous conseiller. Se renseigner quant aux espèces sans intérêt biologique voire invasives (à éliminer), aux espèces conseillées pour favoriser la biodiversité, connaître les caractéristiques physiques, biologiques et écologiques de l’essence envisagée est un devoir avant de choisir.

Planter un arbre profite à tous
À l’heure où notre environnement (air, terre, eau et biodiversité) est malade (voir l’Éclair de décembre 2024, Réponses « vous avez dit biodiversité » ?), planter un arbre est notre planche de salut. 
Capter le CO2 pour produire l’oxygène (O2) vital, stocker le carbone, fournir un matériau sain, durable, réguler le rayonnement solaire, créer sous son ombrage une température acceptable en plein été, filtrer l’eau et les particules gazeuses nocives, stabiliser le sol par son système racinaire et le nourrir grâce à ses feuilles, offrir verdure pour la vue et un écran pour le bruit, protéger et nourrir la vie sous toutes ses formes et agir sur le climat par l’évapotranspiration, ce pouvoir unique à nul autre pareil, voilà la myriade de bénéfices qu’offrent les arbres.
Notre commune a fait le choix d’abattre et de remplacer les arbres malades ou dangereux, à l’image des actions menées au parc de l’Aleu ou encore sur certaines plates-bandes. Elle a aussi créé de nouveaux sites arborés, rue Jean Moulin et au jardin de l’église, mais aussi regarni d’une strate arbustive certains sites et égayé la ville de bulbes et de vivaces émerveillant ainsi de couleurs le printemps et l’été.

Multiplier les couleurs
Des bulbes variés de narcisses, jacinthes et tulipes ont été mis en terre devant la salle des fêtes Le Colombier en 2022 par le service des espaces verts de la ville. Ils ont fleuri également au printemps dernier le long de la route d’Ablis, mais aussi entre les arbres nouvellement plantés rue Jean Moulin. De nouveaux bulbes avaient été plantés au parc Arsonneau en 2023. Cet automne encore, la commune a poursuivi sa mise en couleurs printanières et de nouvelles centaines de bulbes ont été plantés sur plusieurs sites. Il faudra se montrer patient pour découvrir ces nouveaux parterres fleuris.

L’hiver aussi a été fleuri
Le printemps n’a pas l’exclusivité des fleurs. La saison froide aussi possède les siennes. Le cimetière et ses abords ont été fleuris à l’approche de la Toussaint et de la commémoration du 11 novembre. Chrysanthèmes et pomponettes ont mis en couleurs les stèles du souvenir. 

Arbustes et arbres donnent de la hauteur
Bande de la poste
La chute des feuilles et le raccourcissement de la durée de luminosité des journées indiquent le début du repos végétatif des arbres, le moment idéal pour en planter de nouveaux. Ainsi, des fusains panachés, lilas, Cornus winter flam, Cytisus genêt à balais et autres Leycesteria formosa ont rejoint et redonné de l’allure et du volume à la plate-bande située devant le bureau de poste. 

Autour du Cratère
Les parterres engazonnés aux abords du cinéma ont, malgré eux, la fâcheuse tendance à voir fleurir les déjections canines, ce qui n’est pas sans avoir des conséquences sanitaires, de bien-être et de respect vis-à-vis de tous, riverains et jardiniers de la ville en charge de leur entretien. Pour donner une autre destination à ces bandes herbeuses, espérons-le, des massifs et plantes couvre-sol y ont été installés. Ces espaces mettront à l’affiche, au printemps prochain, leurs fleurs et parfums. Un changement de programme qui devrait plaire à tous, cinéphiles et passants. 

Office du tourisme
La future maison de la randonnée a soigné ses abords. Son parterre a été garni de primevères et de pensées.

Le retour des arbres
En certains endroits de la commune des arbres avaient été abattus pour diverses raisons. Certains, creux ou malades, menaçaient de tomber et des pins étaient catalyseurs de chenilles processionnaires. Ils ont été remplacés. 

Impasse des graviers
Viburnum opulus roseum, Leycesteria formosa, Cytisus genêt à balais, Ceanothus et lilas constituent la nouvelle flore de l’impasse des graviers.

Rue de la mare noire
Le très élégant arbre aux mouchoirs Davidia involucrata a fait ses débuts sur notre commune rue de la Mare Noire aux côtés de Choisya ternata green fingers, Eleagnus viveleg, lilas et Spirea. 

Rue Jean Moulin
En direction du skate parc, huit pommiers et huit noisetiers ont rejoint les 49 arbres déjà implantés rue Jean-Moulin.
L’arbre fruitier permet de consommer local, tout en étant vecteur de lien social.
Il y a quelques années, Saint-Arnoult-en-Yvelines comptait plusieurs vergers. Tous ont disparu face à l’urbanisation. Certains se souviendront des sorties « pommes », très appréciées des enfants et organisées par les écoles maternelles.
Les arbres fruitiers présentent de multiples bénéfices en ville. Ils sont un lien fort entre le vivant et les habitants de la ville et entre les générations. La gestion Zéro pesticide sur la commune depuis 2017 permet d’offrir aux pollinisateurs des fleurs épanouies et à tous des fruits de qualité. Les quelques pommes tombées au sol ne sont pas perdues pour tout le monde car les oiseaux en raffolent durant la saison froide.
Le jardin de l’église a été le premier à accueillir des pommiers et des buissons à petits fruits en 2022/2023, plantés par nos jardiniers des services techniques et les enfants de l’accueil de loisirs. Dans cet espace sans pesticides ni traitements, cet été 2024, les groseillers et cassissiers ont été des plus généreux et ont permis à des Arnolphiens cueilleurs de faire d’excellentes gelées et confitures. Quelques pommes ont été ramassées pour cette première récolte.
Pour l’élue à l’environnement Annick Lachaux Lucien-Brun, la ville doit être un moteur pour les projets permettant :
- de protéger et développer la biodiversité sauvage et agricole, 
- de rapprocher les habitants de toutes les générations, 
- de sensibiliser à l’alimentation durable,
- de mobiliser aux changements climatiques en cours.
Pour faire grandir cet esprit « nature, verger, partage » le site nouvellement planté rue Jean Moulin a été choisi. 

Sans oublier
Parc Arsonneau
Bien-être et couleurs pour tous !

Hibiscus syriacus, Pittosporum variegatum, Ceanotus repens, Lonicera hall's prolific, 
Choisya ternata, Sauges variées, Penstemon variés, Acanthus mollis mais aussi 
Ginkgo biloba, Liquidambar cépée, Cornus mas, lilas et Chaenomeles complètent la végétation du parc Arsonneau dont les allées sont aujourd’hui rénovées.
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