21/03/2024

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Un emplacement abrité des vents et des hivers de plus en plus doux permettent d’envisager des plantations plus exotiques, comme par exemple le projet du jardinet de la salle des fêtes Le Colombier.

En avril, la saison est propice pour anticiper l’aménagement de ses extérieurs en prévision des belles journées d’été. Cette préoccupation vaut aussi bien pour le particulier que pour le service des espaces verts de la commune.

On égaye la petite cour arrière du Colombier
La salle municipale « Le Colombier » est située à l’un des angles du parc Arsonneau, rue Louis Genêt. En plus d’être une salle dédiée aux animations culturelles et associatives, la salle des fêtes bénéficie de la présence de la place Jean-Moulin et de ses 200 places de stationnement gratuites, ce qui la rend très sollicitée les week-ends pour les fêtes familiales (mariage, anniversaire, baptême…). Elle peut accueillir 400 personnes en cocktail ou 200 convives en places assises. Aux beaux jours, sa cour intérieure, invisible depuis l’extérieur, est très prisée.

Aujourd’hui, cet espace engazonné, vide et protégé par des murs se montre très intéressant pour y développer une plantation « différente » de celle des autres espaces verts de la ville où les végétaux sont prioritairement choisis parmi les essences locales.
À l’heure du changement climatique l’endroit se prête merveilleusement bien à la création d’un jardin-patio de plantes plus exotiques mais néanmoins résistantes à des températures froides.

C’est ainsi que les jardiniers de la ville vont prochainement mettre en scène 1 figuier, 3 palmiers de chine, 6 kiwis (1 mâle et 5 femelles), le tout accompagné de diverses vivaces colorées. Le coût de cet investissement s’élève à environ 3 000 euros.
Un arrosage régulier si besoin pourra être fait les 3 premières années avec l’eau provenant des réserves posées sur le mur du bâtiment de tennis au complexe sportif, notamment en période sèche.

Palmier de Chine (Trachycarpus fortunei)
C’est le palmier qui résiste le mieux au froid jusqu’à -15 degrés et c’est pour cette raison qu’on l’observe sur certains ronds-points en région parisienne. Il aime le soleil ou la mi-ombre et les expositions protégées, surtout des vents froids. De culture facile, il ne demande que peu d’entretien si ce n’est la taille régulière des palmes les plus âgées.

Le grenadier (Punica granatum) est un arbre fruitier ou décoratif caduc de la famille des Lythracées, à feuilles lustrées et au port buissonnant. Rustique, il supporte des températures jusqu’à -12 degrés. Au début de l’été, il offre des fleurs rouges ou orange et en automne des fruits savoureux pour les variétés classiques. Adulte, il peut atteindre 6 à 8 mètres mais il existe des variétés naines permettant la culture en pot si vous le désirez.

Le kiwi (Actinidia chinensis)
Le kiwi de la famille des Actinidiacées, aime les situations ensoleillées même si une ombre légère l’après-midi convient bien. Dans cette cour du Colombier, le kiwi abrité des vents dominants devrait produire des fruits chaque année, à la condition de planter 1 pied mâle pour 4 à 5 pieds femelles.
Le pied mâle a des fleurs de couleur blanc crème, avec de nombreuses étamines jaunes dorées. Les fleurs du pied femelle sont blanches et comportent de 20 à 30 styles portés par l’ovaire. À noter qu’il existe également des variétés de kiwi « auto fertile » qui portent sur le même pied des fleurs mâles et femelles. Un support permettant à la liane de grimper sera installé près du mur.

La recette du mois : une mini prairie fleurie
Point n’est utile d’avoir un grand jardin pour apporter son soutien à la biodiversité, notamment en faveur des insectes, qui à leur tour seront convoités par d’autres prédateurs. Quelques mètres carrés suffisent pour recréer toute une partie de la chaîne alimentaire.
Comment s’y prendre ?
Préparer matériel et ingrédients : une binette, un râteau, des graines variées.
- Choisir une bande de terre dans votre jardin ou dans un jardin proche avec le consentement du propriétaire pour un projet collaboratif… Les enfants sont les bienvenus !
- Gratter le sol afin d’enlever les plantes concurrentes
- Semer les graines à la volée. De préférence privilégier les espèces de fleurs sauvages comme le bleuet, la saponaire, l’achillée millefeuille, le coquelicot sans oublier nos belles cultivées faciles à vivre comme le pavot de Californie, le cosmos ou le souci…

Les sachets de graines prêts à l’emploi sont très variés et à petit prix.
- Tasser la terre
- Arroser abondamment
- Observer le développement puis les visiteurs du carré fleuri…
Et ils sont nombreux !

Vous observerez les insectes pollinisateurs (syrphes, abeilles, bourdons, papillons…) toutes classes d’insectes, certains plus rares comme la mante religieuse, nombre de coléoptères et les prédateurs associés véritables acteurs de la régulation des populations d’insectes.
Les oiseaux seront bien sûr au rendez-vous, consommateurs d’insectes puis des graines qui apparaîtront un peu plus tard…
Ces graines qui portent la vie et la transportent parfois très loin avec le vent, les animaux et dont les formes sont extraordinairement variées… Beaucoup d’observations et d’émerveillements à la clé pour un tout petit morceau de terre…

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