21/03/2024

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Au Moyen-Âge, le centre-ville de Saint-Arnoult-en-Yvelines comptait 60 auberges et demeures, prouvant l’importance de notre cité à cette époque, ce qui faisait dire à notre historienne, Germaine Roberte Courcelles (GRC) dans son livre sur l’histoire de notre ville, « qu’au XIVe siècle, Saint-Arnoult était l’une des plus importantes étapes des environs de Paris. Les armées en marche, les souverains en voyage, y passaient et les seigneurs s’y arrêtaient, ce qui indique qu’une riche hôtellerie devait exister dans la ville ».

Parmi ces auberges, l’une se nommait « Le Coq Gaulois », sise au XVIIe siècle, à la porte du Coq, devant l’Hôtel des 4 fils Aymond, actuellement au carrefour des rues Eugène Renault, du clos Maillard, de la Fontaine et du Coq, nommée ainsi en 1959, et de la ruelle à l’Eau.
Aujourd’hui, à cette localisation on y trouve le café, bar, loto « Le Flash », mais au début du siècle dernier, il s’agissait d’un café-épicerie dont l’enseigne était encore « Au Coq Gaulois », avec sur le faîtage, un superbe coq rivalisant avec celui du clocher de l’église.

Au XVIIIe siècle, la route de Paris, notre rue Charles-de-Gaulle aujourd’hui, principale artère de la commune, passait côté sud du cimetière et empruntait l’actuelle rue de la Chapelle Saint-Fiacre, puis au niveau du Palais se divisait en deux parties, l’une empruntant la rue du Palais pour aboutir à la porte de Paris, l’autre la rue du Clos Maillard pour arriver à la Porte du Coq ou Porte de l’Est.

C’était un carrefour important puisqu’il voyait converger l’ancienne route de Paris, la rue de la Fontaine utilisée par les pèlerins venant de la Fontaine du Bon Saint-Arnoult et la ruelle à l’Eau, longeant les remparts jusqu’à la Rémarde. Tous les artisans liés aux différents métiers de la tannerie s’y croisaient également.

Symbole de la lumière croissante et de la vigilance guerrière, le coq indiquait l’Est et son chant annonçait le lever du soleil.
Placé au sommet de nos églises depuis le Ve siècle, le coq est connu comme l’emblème de la fierté. On le trouve également sur les monnaies gauloises. Les Romains en ont fait un jeu de mots entre gallus (coq) et gallus (gaulois).

Au XXe siècle, trois coqs se sont succédé sur le clocher de l’église. Le premier a été mitraillé, il porte encore sur son flanc les trous des projectiles. Lors de la restauration de l’église Saint-Nicolas en 1989, il a été remplacé par un deuxième coq. Ce dernier a disparu en 1999 à l’occasion de la grande tempête. Il a été retrouvé trois ans plus tard, la queue coincée dans une gouttière d’une maison voisine ! Ces deux coqs sont exposés au musée communal du Moulin Neuf. Un troisième trône fièrement de nouveau au sommet du clocher arnolphien.

Source : Ouvrages de la Société Historique et Archéologique de Saint-Arnoult-en-Yvelines.