11/02/2020

L’illettrisme touche 7 % des français dans la tranche d’âge des 18 à 65 ans. Le nouveau service mis en place par le CCAS propose une démarche, totalement gratuite et assurée par des bénévoles comme Nadine Guillé, ingénieur-chercheur à la retraite du CEA. Il peut également être utilisé par des personnes issues de l’immigration, à l’image de Buakhao Phim Karn, thaïlandaise établie en France depuis 11 ans.

Questions à Buakhao Phim Karn
- Êtiez-vous en attente d’une telle initiative ?
Après 11 années en France, je parle et comprend le français. Mais j’éprouve encore des difficultés à l’écrire. J’étais à la recherche d’une solution pour apprendre à écrire le français, car j’ai des difficultés pour remplir les papiers des enfants, notamment pour l’accueil de loisirs.

- L’apprentissage de la langue vous ouvre quelles autres opportunités ?
L’écriture me permet d’être autonome et de plus c’est obligatoire pour obtenir la nationalité. Je souhaite devenir française.

- Comment procédez-vous pour apprendre ?
Depuis le mois de septembre, je suis en binôme avec Nadine, à raison de deux fois une heure de lecture à la médiathèque. Elle me fait lire et on utilise des manuels scolaires pour la grammaire. Je viens aussi avec mes questions, comme pour les mots à double sens, mais aussi les différents groupes de verbes et les temps de conjugaison.

- Diriez-vous que vous avez progressé depuis le mois de septembre ?
L’apprentissage de l’écriture passe par la lecture. Je me suis fixé pour objectif la réussite à l’examen de naturalisation. L’apprentissage se poursuivra au-delà, pour le plaisir, sans contrainte.
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Création d’un groupe de paroles
Armel Salaun et Martine Dubois, deux bénévoles du CCAS ont instauré un groupe de paroles pour fluidifier la conversation. Aujourd’hui, trois Arnolphiens d’origine étrangère l’ont l’intégré.