Juin 2015
Circulation : les artères de la commune soumises à étude

Sollicitée à multiples reprises par les riverains pour des questions de circulation, de vitesse et de stationnement, la municipalité a confié au cabinet ARTER l’étude de la circulation sur la totalité de Saint-Arnoult-en-Yvelines. Une démarche complémentaire à celle déjà entreprise dans le cadre de la réhabilitation du centre-ville. 
La première étape en cours jusqu’à fin juillet vise à identifier et à mesurer le fonctionnement des infrastructures (vitesse, aménagement des rues, pistes cyclables, cheminement piétonnier, nombre de places de stationnement,…).
La seconde étape menée en parallèle permettra l’analyse de l’offre et de la demande en matière de mobilité, c’est-à-dire quantifier le flux de circulation et la demande de stationnement. Une étude qui comprend tant le trafic engendré par les résidents, les salariés que par l’activité économique. 
Ces deux étapes constituent le diagnostic. Elles permettront de mettre en évidence ce qui fonctionne et ce qui fonctionne moins bien. Ce bilan permettra au cabinet ARTER de proposer des scénarios d’aménagement en fonction des attentes des élus et des usagers. Pour se faire, une réunion publique est programmée le mercredi 7 octobre à 20 h 30 au Colombier. 
Octobre 2015
L'intérêt des Arnolphiens pour la circulation en ville

Le constat d’incohérences à l’échelle de la commune lié aux différentes étapes d’urbanisation et aux régimes de priorité, ainsi que les difficultés de stationnement et d’accès aux commerces et aux services, sans omettre l’insuffisance du réseau cyclable et piétonnier, a conduit la municipalité à solliciter une étude de la circulation et du stationnement. Sensibles au sujet, les Arnolphiens sont venus nombreux assister à la présentation de cette étude présentée par le cabinet ARTER, le 7 octobre au Colombier.

Sécurité routière
La voirie comporte deux types d’axes de circulation : les voies principales et de desserte inter-quartiers ou plus locales.
Il s’avère que les voies principales composées de départementales, lorsqu’elles traversent la ville, sont soumises à plus de contraintes : vitesse limitée à 30 km/h, mise en sens unique et implantation de feux tricolores. C’est notamment le cas de la départementale 988, lorsqu’elle emprunte le centre-ville. 
A contrario, les voies de desserte sont souvent à double sens et limitées à 50 km/h. C’est le cas de l’avenue de la Pierre Saint-Marc qui concurrence la départementale 988. Il est ainsi plus rapide, venant de Rochefort-en-Yvelines de rejoindre Clairefontaine-en-Yvelines en empruntant cette voie de desserte, plutôt que la voie principale, qu’est la départementale 988 (rue du docteur Camescasse) puis la départementale 29 (rue de la Martinière). « Il n’y a aucune cohérence entre la fonction de la voie et son aménagement », a précisé l’ingénieur d’ARTER, Guillaume Arnaud.
 
Le flux de circulation
L’axe le plus chargé est celui d’Ablis - Rochefort, sur la RD 988, avec 7 000 véhicules par jour, dont une pointe de 700 véhicules par heure sur cet axe communal. « La charge de trafic est relativement faible à l’échelle de la commune. Elle n’est pas de nature à saturer le réseau routier. L’impression de congestion que vous ressentez n’est pas liée à la saturation du réseau mais plutôt à un problème d’aménagement de l’espace public. Trop de contraintes entravent les axes sensés écouler le flux de véhicules », expliquait Guillaume Arnaud à l’assistance.
 
Le stationnement
L’étude dénombre 592 places de stationnement, dont 144 réglementées en zones verte et bleue. Les relevés effectués permettent de conclure qu’au plus fort de la journée, le taux d’occupation des places de stationnement est de 82%, ce qui signifie que près de 100 places sont encore disponibles, notamment en zone bleue. À l’échelle de la ville, l’offre de stationnement permet de répondre globalement à la demande. Ce qui n’exclut pas que le parking de la mairie soit saturé, alors que dans le même temps le parking place Jean-Moulin situé à 200 mètres est encore largement libre.
 
Cette étude démontre donc que le réseau arnolphien est suffisamment dimensionné. L’une des améliorations consisterait à rendre plus fluide les routes départementales et à décourager les automobilistes de passage à emprunter les voies de desserte, en les rendant « moins rapides » par des aménagements adaptés. Il en serait également ainsi aux entrées de ville, à l’exemple de la rue de la Martinière, où la vitesse des automobilistes est excessive. Ces aménagements permettraient dans le même temps un meilleur partage de l’espace public entre automobilistes, cyclistes et piétons notamment en centre-ville. Étape actuelle et finale : l’approfondissement du scénario central et ses consignes en terme d’aménagement des voiries, fin novembre.
Juin 2016 - Secteurs Centre et Sud
Fluidifier les routes départementales et réduire la circulation dans les quartiers

L’étude de circulation et de stationnement entreprise par le cabinet  ARTER révèle que les voies de desserte se montrent plus “performantes” que les routes départementales. Mardi 3 mai, des préconisations ont été présentées en réunion publique pour que les quartiers du secteur Sud et du centre-ville retrouvent leur quiétude et les axes départementaux soient plus fluides tout en y respectant la vitesse.

À la question : “Que faudrait-il pour que les routes de dessertes retrouvent leur calme” ? Le scénario n°2 présenté le 7 octobre dernier en réunion publique y répond. “Il faut rendre les routes départementales prioritaires”. Cela devrait se traduire par la suppression des feux tricolores et des panneaux “stop” sur leur parcours. Pour le secteur Sud et centre-ville, la route départementale concernée est la 988, nommée rue de docteur Camescasse, mais aussi rue des Remparts, rue Charles-de-Gaulle, rue Poupinel et rue Stourm, au fil de la traversée de la commune d’Est en Ouest.
Fluidifier cet axe ne signifie pas le transformer en voie rapide. Il s’agit d’inciter les automobilistes à l’emprunter en la débarrassant des entraves que sont les feux tricolores et les “stop”. Pour apaiser les comportements des usagers, la vitesse serait alors limitée à 30 km/h, contre 50 km/h actuellement sur certaines portions. Une incitation accrue par des aménagements urbains adaptés tels que des plateaux surélevés et des pistes cyclables pour bien faire ressentir à l’automobiliste qu’il n’est pas prioritaire. De ce fait, les automobilistes délaisseraient, effet espéré, le secteur sud de la commune, à savoir les rues des Amorteaux et de l’Aleu, qui pourraient, au besoin, être mises partiellement en sens unique. 
Les aménagements veilleraient aussi à la création d’espaces agréables pour tous. Ainsi, la rue du Général Charles-de-Gaulle et la place du Général Leclerc pourraient être aménagées par la création de terrasses, bancs, étals commerçants et la plantation de végétaux. Il s’agirait de faire cohabiter tous les modes de transport : voitures, piétons, transports en commun et vélos. En matière de stationnement, l’offre serait stable en hyper-centre mais la zone verte (stationnement limité à 30 minutes maximum) serait étendue de 9 à 20 places et les contrôles accrus pour en assurer le bon usage. Quinze places de stationnement pourraient être aussi créées dans le secteur de la rue du Lavoir et autant dans le secteur école / Mairie. 
Juin 2016 - Secteur Nord-Ouest
Mise en sens unique partielle des rues des Chatras et des Paradis

Après la présentation le 3 mai pour le secteur du centre-ville et sud (Éclair n°102), le cabinet ARTER a présenté le 30 mai ses solutions pour “apaiser” la circulation sur le secteur nord-ouest de la commune. Préalablement à leur présentation publique, elles ont été partagées avec le Conseil Départemental, les sapeurs pompiers et la gendarmerie, pour s’assurer de leur faisabilité.

Comme pour l’ensemble de la commune, le secteur nord-ouest, compris entre les rues de la Martinière, des Paradis et des Grands Meurgers, comporte des rues de desserte trop souvent utilisées par les automobilistes comme des raccourcis pour traverser la commune. Elles sont préférées aux routes départementales, à savoir les rues Charles-de-Gaulle, des Remparts et de la Martinière, jugées moins rapides car soumises aux entraves que sont les feux tricolores et les panneaux “stop”. L’étude du cabinet ARTER vise à inciter les automobilistes à emprunter ces routes départementales pour traverser Saint-Arnoult-en-Yvelines en les rendant plus fluides. A contrario, les rues de dessertes deviendraient moins attractives.
Les particularités du secteur nord-ouest résident dans la présence de barrières et l’absence partielle de trottoir sur les rues du docteur Rémond et des Paradis. Les barrières garantissent la sécurité des piétons et des cyclistes en limitant le flux de circulation. “Une situation à préserver”, d’après le cabinet ARTER. Axes aujourd’hui très circulants, la partie sud de la rue du docteur Rémond et la rue des Chatras doivent gagner en quiétude. 
Les solutions
Après la suppression des feux tricolores en centre-ville, toutes les voies du secteur nord-ouest pourraient être limitées à 30 km/h avec la pause possible de chicanes et de ralentisseurs. Mais ce qui éviterait le passage des véhicules en transit est la mise en sens unique partielle des rues des Paradis, entre la rue des Menuets et la RD 936, ainsi que la rue des Chatras, entre les rues des 4 vents et du Prieuré. Une mesure qui pourrait s’accompagner d’élargissement de trottoirs pour plus de confort des piétons, d’aménagements pour les cyclistes et la pose de chicanes, d’alternats et de ralentisseurs. 
Cette présentation des aménagements et la consultation des riverains se sont terminées le mercredi 29 juin par le secteur nord-est. Il en sera rendu compte dans l’Éclair de septembre.
Février 2017
Approbation du plan de circulation et de stationnement

À la suite de l’étude du Cabinet ARTER, la mairie, en conseil municipal, a approuvé les propositions parfois en nette rupture avec l’étude que le comité de pilotage avait émises en novembre et décembre 2016.
L'objectif de cette étude a été d’émettre des propositions d’aménagement de la voirie afin d’optimiser le stationnement, de rendre plus fluide la circulation en centre-ville, d’alléger le flux de circulation des secteurs résidentiels et de permettre aux piétons et cyclistes de trouver leur place au sein du réseau routier. Des propositions soumises à la réflexion des riverains lors de trois réunions publiques en mai et juin 2016, mais aussi au Conseil Départemental, à la Sous-Préfecture, aux Sapeurs-Pompiers et aux forces de l’ordre ainsi qu’aux associations de riverains. Il a fallu également intégrer dans la réflexion la réalité du budget communal, soumis à moins de dotations de l’État et plus de prélèvements. En tenant compte de ces paramètres, le comité de pilotage présidé par le maire Jean-Claude Husson, s’est réuni 6 fois et a dû arbitrer entre plusieurs options et proposer au final, en novembre et décembre 2016, un train d’aménagements adopté par le conseil municipal le 30 janvier dernier, sur rapport du 2e adjoint Jean-Michel Bruneau.
 
Apaisement du trafic
Le ralentissement des véhicules va être obtenu par une limitation à 30 km/h maximum sur les secteurs suivants :
• Centre ville : RD 988 et RD 29
• Quartiers Sud, Nord-Ouest et Nord-Est

Les zones de rencontre vont être étendues :
Sur ces axes,  les piétons ont la priorité absolue et sont autorisés à circuler sur la chaussée, même si des trottoirs sont présents. La vitesse de circulation des autres usagers est limitée à 20 km/h.
• Secteur rues Basse, du Martroi, du Coq, des Prêtres, de l’Isle, des Bouchers et du Lavoir
• Du Moulin Neuf en passant par le stade jusqu’à l’intersection des rues de Nuisement et des Sorbiers
 
Stationnement
• Passage de la zone verte de 9 à 20 places rue Charles-de-Gaulle. Le stationnement y est limité à 30 minutes pour permettre à tous l’accès aux commerces du centre-ville
• Création de 12 à 15 places de stationnement rue des Remparts
• Marquage de 7 à 8 places de stationnement rue du Lavoir aménagée en zone de rencontre
 
Priorité accordée aux routes départementales
Face au sentiment d’engorgement du centre-ville, il convient de faciliter le passage des véhicules présents sur les routes départementales par rapport aux routes adjacentes.
• Priorité de la rue de la Boucauderie (RD 936) sur les rues de la Chaudière, la Pente des ruisseaux, la rue de la Villeneuve et la rue des Paradis
• Priorité de la rue Stourm (RD 988) sur les rues ou impasses : Pot d’Étain, Truie qui File, Soufflet, Aulnaies, Muette, Amorteaux, Garennes
• Priorité de la rue de la Muette (RD 936) sur la rue du Bréau, la rue des Moussettes et la rue de Pontbriand
• Priorité de la rue Charles-de-Gaulle (RD 988) sur les rues : Basse,  avenue Henri Grivot, des Bouchers, de l’Église, du Martroi
• Priorité de la rue Camescasse (RD 988) sur les rues : Eugène Renault, parking Mairie, des Écoles, Cimetière, allées des Pins et Simon de Montfort
• Priorité de la rue des Remparts (RD 988) sur la rue du Billoir, l’avenue Henri Grivot,  la rue de Montmidi et la rue de la Charronnerie
• Priorité de la rue de la Martinière (RD 29) sur les rues : Fosse aux chevaux, Fleur de lys, Genêts d’or, Chatras, sente des Lilas, impasse de la Martinière, Sainte-Scariberge et Sainte-Anne
La RD 988 traversant la commune d’Est en Ouest (Rochefort-Ablis) sera prioritaire sur les RD 936 et 29.
La priorité sera matérialisée de façon générale par un panneau STOP.
 
Aménagements divers
• Rue Poupinel : mise en double sens de la rue Poupinel entre les rues Basse et des Remparts afin de simplifier les sorties vers les rues Stourm (Dourdan, Ablis) et de la Boucauderie (Sonchamp).
• Rue Laguesse-Charon : mise à sens unique entre les rues du Billoir et des Écoles.
• Aménagement d’une “boucle” entre rue des Sorbiers (sens unique sud-nord) et rue de l’Arbalète (sens unique nord-sud).
• Rue de la Martinière : les chicanes vont être installées de façon définitive avec mise en place de bandes latérales blanches semi-continues.
 
Aménagements des carrefours
• Carrefour de la Mairie : suppression du feu tricolore remplacé par un aménagement spécifique pour provoquer le ralentissement de la circulation - Aménagement du parking place du Jeu-de-Paume et suppression de son accès par la rue Camescasse - Mise en sens unique de la rue Eugène Renault dans le sens Nord-Sud. 
• Carrefour Camescasse / Scariberge : suppression du feu tricolore remplacé par un aménagement spécifique pour provoquer le ralentissement de la circulation - Mises en sens unique Sud-Nord de la rue Sainte Scariberge, sens unique Nord-Sud de la rue Camescasse vers les rues des Gâtines et de la Chapelle Saint-Fiacre et de la rue des Palais dans le sens Est-Ouest (déjà réalisées).
• Boucle rues Scariberge / Martinière / Écoles / Camescasse : pour compléter cet ensemble et instaurer une boucle de circulation destinée à faciliter l’écoulement du trafic, un sens unique descendant sera instauré par la rue de la Martinière et sur la rue des Écoles jusqu’à la rue Camescasse prioritaire (RD 988). Il est proposé une mise à double sens entre la rue Laguesse Charon et l’impasse Sainte-Anne pour en permettre l’accès.
 
 
Secteur Nord-Est
La création d’un îlot de verdure pour séparer l’avenue de la Pierre Saint Marc de la Croix Verte est abandonnée. La rue des Genêts d’Or est placée en sens unique (Martinière vers Guhermont). Les rues de la Croix Verte et de la Fleur de Lys sont placées en sens unique dans le sens Guhermont-Martinière. La rue de la Fleur de Lys reste à double sens sur la petite portion Papegauts-Martinière.
 
Secteur Nord-Ouest
• Les chicanes temporaires rue des Chatras seront pérennisées. La rue de la Fosse aux Chevaux retrouve son double sens de circulation.
• La barrière située rue du Docteur Rémond sera ouverte pour permettre la circulation dans le sens unique Sud-Nord en direction de Clairefontaine. Après la SAVAC et jusqu’au giratoire de Simply, la rue restera comme actuellement à double sens.
• La barrière située rue des Paradis sera ouverte et un sens unique entrant (Est-Ouest) de la rue de la Martinière vers la rue Ronsard. La portion entre les rues Ronsard et du Docteur Rémond demeure à double sens.
Toutes ces interventions ne pourront techniquement et financièrement pas être réalisées du jour au lendemain. Seront dans un premier temps réalisées au cours de cette année 2017, celles qui pourront l’être par les services techniques de la commune, notamment en agissant sur la signalisation horizontale et verticale.