Avant d’envisager tout projet urbain sur l’îlot de centre-ville en partie en friche, compris entre l’avenue Henri Grivot, la rue des Remparts et la rue Charles de Gaulle, il était essentiel d’établir un diagnostic précisant les caractéristiques de la commune, ses commerces, son flux de circulation, son patrimoine historique, son positionnement géographique… Autant d’éléments présentés vendredi 28 novembre à près de 200 Arnolphiens réunis au Colombier.

Autour du maire Jean-Claude Husson et Joëlle Gnemmi, adjointe en charge de l’urbanisme, de la voirie, du patrimoine et de l’environnement, avaient pris place Albert Amar et ses associés architectes-urbanistes. Leur diagnostic a été étendu à l’ensemble du centre-ville afin que le projet retenu ultérieurement puisse également en renforcer l'attractivité.
 
Identité
Si la ville possède un paysage urbain, elle n’en garde pas moins un caractère villageois, sur lequel les urbanistes s’appuieront pour proposer des projets intégrant des logements, des parkings, des services et des espaces extérieurs. Ils veilleront à relier la partie composée du centre commercial des Remparts, du centre culturel Victor Hugo et du Cratère à la rue Charles de Gaulle et à ses commerces. Un trait d’union en quelque sorte. 
 
Trois grands pôles
La commune est constituée de trois pôles principaux : le centre ville commerçant le long de la rue Charles de Gaulle puis l’ensemble réunissant la mairie, les écoles, la médiathèque, le conservatoire et enfin le centre commercial des Remparts, le Cratère et la Poste. Ces trois ensembles se situent dans un rayon de 5 minutes de marche à pied. D’un point à l’autre de la ville, l’Arnolphien est proche de tout. Reste à favoriser les liaisons entre eux.
 
Expertise commerciale
L’étude démontre le besoin de conforter l’offre commerciale proposée par les 29 commerces arnolphiens situés dans une zone de chalandise à 10 minutes de voiture. Une attractivité renforcée par la présence du marché le dimanche. Il est illusoire de vouloir faire concurrence aux zones commerciales de Rambouillet et Dourdan. L’étude démontre que le développement commercial ne peut s’envisager que par un transfert de commerces déjà présents mais mal situés.
 
Accessibilité
Même si les Arnolphiens sont adeptes du « tout voiture », les chaussées larges favorisent la circulation. Le stationnement est rarement saturé, à l’exception du dimanche. Pour autant des améliorations sont à envisager pour favoriser le partage de l’espace public au bénéfice des piétons : développer le cheminement piétonnier pour irriguer le centre-ville, inciter au stationnement place Jean-Moulin ainsi qu’au respect des règles de stationnement…
À partir de cette étude complète du centre-ville, consultable sur le site de la commune, le cabinet Amar travaille actuellement à trois scénarios possibles d’aménagement, chacun avec ses avantages et ses inconvénients. Ils seront présentés à l’occasion d’une seconde réunion publique courant avril.